Descrizione
Il est désormais acquis que la production steinienne doit être étudiée en ayant comme point de référence les recherches husserliennes et en particulier celles contenues dans le volume des Ideen II. La référence au «Je pur», au «Je personnel», comme également les recherches sur la constitution de la «communauté» que nous retrouvons de manière explicite dans la première production des textes de Stein jusqu’à 1933 sont un approfondissement de ce que Husserl avait déjà thématisé ses recherches.
L’étude systématique des œuvres d’Edith Stein demande toujours à être accompagnée d’une saine inquiétude qui pousse, non seulement à analyser les recherches accomplies par l’Auteur dans ses écrits, mais surtout à se demander quels sont les intentions réelles qui soutiennent son long itinéraire spéculatif. Ce qui distingue la marque des recherches steiniennes par rapport à Husserl ce sont justement ces différentes «intentions» qui guident les deux auteurs. Naturellement, l’âme authentique de l’Erkenntnistheorie husserlienne est seulement en partie reçue par Stein à partir du moment où l’Auteur entend opérer à un élargissement légèrement métaphysique – un niveau à mon avis beaucoup plus prononcé chez Stein que chez Husserl, si par métaphysique nous entendons la métaphysique classique à laquelle Stein a recours comme d’un auxiliaire de la phénoménologie – dans ses analyses phénoménologiques. On peut facilement retracer cet élargissement métaphysique dans son œuvre Potenz und Akt.
La reprise de certains nœuds théorétiques déjà présents chez Husserl sont revisités par Stein, et font l’objet d’une recherche de manière tout à fait originale en s’appuyant justement sur la nouvelle interprétation des lignes qui ont inspiré la phénoménologie. Stein a participé à cette «revisitation» de la phénoménologie depuis sa première œuvre Zum Problem der Einfühlung, justement à partir du moment où elle a voulu délimiter un premier brouillon sur la constitution ontologique de l’être humain à partir du vécu de l’Einfühlung. Ce n’est pas par hasard que, c’est justement à partir de ce vécu que l’on peut, dès le départ, retrouver un élément indispensable: la dimension communautaire existant entre deux personnes poussées par un mouvement intérieur; mouvement qui, parfois, est généré par le fühlen. Aucune recherche sur l’être humain ne peut passer outre la dimension communautaire: pour que cela puisse générer une communauté, il convient qu’il y ait à la base une responsabilité prenant acte de la singularité de chaque être humain. En reconstruisant un parcours théorétique, en parcourant tous les écrits d’Edith Stein1, on parvient à justifier ce qui, à première vue, pouvait sembler seulement un hypothèse, mais qui s’est en fin de compte révélé être une des intentions possibles qui ont guidé l’Auteur dans l’édition d’une anthropologie philosophique sur l’être humain à plusieurs reprises: le fait de vouloir restituer à l’être humain la possibilité d’être
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